Samsung met au point des batteries souples, l'innovation se poursuit

Le talon d'Achille de nos appareils connectés se situe bien au niveau de la batterie : qu'il s'agisse d'autonomie ou d'espace, un problème de plus en plus prégnant avec les objets connectés, plus petits que nos smartphones. Mais on le sait, dans ce domaine, les innovations se multiplient même si elles tardent encore à se transformer en produits grand public.

Dernier épisode en date, une nouvelle technologie de batteries à la fois souples et flexibles dévoilée par Samsung. Deux prototypes ont été dévoilés : “Stripe” et “Band”. Le premier  présente un design de 0,3 mm d’épaisseur qui pourrait se conformer à toute sorte d’accessoires et de vêtements connectés : montres, bracelets, bandeaux, t-shirt…

Le second se destine plutôt aux montres connectées : plus épaisse mais également souple, elle peut être tordue plus de 50.000 fois autour d’un poignet humain.

Samsung ne donne aucune précision au sujet de ces batteries, indiquant simplement qu’elles sont le produit d’un assemblage de plusieurs technologies développées séparément. A titre d’exemple, la batterie “Band” pourrait être utilisée en guise de bracelet pour une montre connectée afin d’augmenter son autonomie initiale de 50%.

Samsung n’a pour le moment pas annoncé de plan concret pour l’introduction de ces nouvelles batteries.

Dans le même esprit, on peut évoquer la découverte de scientifiques de Stanfordon. Ils ont réussi à mettre au point une batterie fonctionnelle aluminium-ion. Cette dernière ne manque pas d'atouts : l'aluminium est plus écologique que le litium, son utilisation permet de plier la batterie, d'allonger son endurance et de réduire le temps pour la recharger : une minute pourrait suffire, le rêve pour tout mobinaute qui se respecte.

Autres avantages : une propension à moins chauffer (et donc à s'enflammer), un point de plus en prégnant dans nos smartphones, et un coût unitaire réduit.

La batterie présentée peut délivrer une tension de 2 volts et supporter 7500 cycles de charge, une première avec l'aluminium. Rappelons que les batteries traditionnelles "tiennent" environ 1000 cycles.

L'équipe dirigée par le chimiste Hongjie Dai explique avoir réussi cette percée accidentellement en constatant que le graphite fournissait d'excellentes performances lorsqu'il était associé à l'aluminium, dit dans un communiqué l'université de Stanford.